Publi le samedi 29 mars 2008
Samedi 29 mars 2008
L'AUTONOMISATION DE LA PERSONNE, DANS SA COMMUNAUTÉ
L'AUTONOMISATION DE LA PERSONNE DANS SA COMMUNAUTÉ Permettez-moi de souligner une agréable nouvelle: le Ministère du travail et de la solidarité sociale, a récemment annoncé un plan pour aider les personnes sur l'aide sociale, à se retrouver un emploi rémunéré. LES SCEPTIQUES EN SERONT CONFONDUS Ma grande détermination à quitter les rangs de la pauvreté financière, et ceux de l'assistance sociale, m'a permit tout de même, de mener à terme, deux stages de travail avec un programme de ce Ministère. Le premier stage de travail en 1999 d'une durée d'une année, s'est passé curieusement: dès la première journée à demi terminée, j'ai donné ma démission. Vrai de vrai ! Malaises au dos insupportables, dans l'accomplissement de mes tâches. Quelle ne fut pas mon étonnement de voir ma demande exaucée: accomplir ce travail à mon loyer à mon rythme, plutôt que de donner ma démission finale ! Je me sentais vraiment heureuse d'éveiller à nouveau, mes talents et aptitudes dans la vente, par le biais du téléphone. Lors du second stage de travail s'est échelonné sur une durée de 4 mois j'ai carrément brûlé une fiouse, et frôlée un séjour à l'hôpital; toujours pour les mêmes raisons médicales. Ce stage était auprès d'une Entreprise virtuelle située sur la rue Saint-Jean à Québec. Les transports en commun s'avéraient très ardus pour mes limites en santé. Étant encore dans le domaine de la vente, j'ai dû demandé de diminuer mon temps de travail, sur trois jours par semaines seulement. Encore l'égo qui en prenait tout un coup ! Mon meilleur exploit fut de faire découvrir à l'entreprise Art Mérik: un grand artiste peintre de la Beauce, Monsieur Charles Bégin. Avec le soutien d'un collège de travail, il a été possible de monter un CD sur les œuvres de cet artiste qui nous a même accueilli à sa résidence en Beauce. Personne a besoin d'être un artiste célèbre, pour ressentir de la gêne ou de la honte, de se remémorer quelques bêtises humaines, encore causées par le trop haut niveau de la douleur chronique; celle qui risquent de nous rendre fous. Ce fut encore pire, quand vers la fin du stage, j'ai débuté un nouvel emploi à temps partiel. Sauf que ce fut encore dans la vente, mais sur la route et en transport commun. Trois semaines plus tard, je n'étais plus à l'emploi pour les mêmes raisons. À vrai dire, je n'avais encore aucun remède pour soulager les plus gros bobos physiques. Mon quotidien était, et est encore en ce jour, une constante recherche de soulagement de la douleur physique. Par contre, j'ai la chance depuis 2001, d'avoir connu un médecin traitant qui a fait établir les bons diagnostics médicaux; et les remèdes pour soulager mieux, ces gros bobos, qui faisaient réellement très mal. Imaginez-vous pas que je vais commencer à faire la promotion des remèdes chimiques. Oh que non ! Sans eux, je retournerais dans les froids corridors des urgences des hôpitaux, en hurlant de douleur. Je prépare mon deuxième bloque sur ce sujet, d'accord ! Ce qui sera un rare baume d'appréciation, pour les compagnies multinationales pharmaceutiques. Quels plaisirs je ressens déjà, lorsque je vous partagerai mes trucs de grand-mères, avant de prendre les bons remèdes prescrits. Ma spécialité est de déléguer aux spécialistes et aux connaisseurs, les choses qui me sont étrangères, telles les drogues légalisées ou non. J'adore écrire sur un sujet dont je peux que commenter légèrement le contenu; mais de partager ce que j'en ai vécu; ensuite, je m'instruirerai en lisant les commentaires et les autres articles, écrits sur ces sujets soulevés. C'est agréable quand l'élève devient professeur, et vice-versa ! AH MISÈRE AH MALHEUR Je reviens aux sujet du jour: le travail des assistés sociaux. Quant aux difficultés rencontrées lors de ce dernier stage de travail chez Art Mérik, le pire était d'utiliser le transport en commun, par les autobus de la ville. Bien souvent, l'autobus était remplie à la fin de la journée. Alors, comme l'aurait fait le célèbre personnage "Ti-Coune", dans l'émission de télévision: le temps d'une paix", je prenais mon mal en patience, pour attendre le prochain autobus davantage rempli à craquer. Tout comme la position assis trop longtemps ou debout sur place; c'est toujours la rencontre avec mes limites physiques, qui risquent de déclencher les limites mentales; si je ne veille pas au grain, sans cesse. Toujours l'éternel combat entre: marcher, m'asseoir, être debout en bougeant discrètement etc. RÉGISSEUR À LA RADIO CITOYENNE Participer à ces stages de travail en collaboration avec l'aide sociale, m'a permise de découvrir pour de bon, que le travail sur la route était bien terminé pour moi; tout comme un travail de bureau. Ainsi, je ne pourrais pas encore travailler dans le milieu de travail, qu'a révélé leurs tests de psychologie au travail: régisseur dans une station de radio ! Incroyable mais bien vrai ! Ou encore, un domaine de travail, axé vers les relations humaines et sociales. Je vous épargne la suite des déceptions, suite à avoir trouver un emploi bidon en ce milieu de travail, vers la fin du stage. J'y reviendrai seulement si cela est vrai, que la réincarnation existe ! Ce n'était pas l'idéal de me lancer à corps perdu, dans le monde du travail. Les riches expériences sont à partager, mais plus à recommencer. N'empêche que vers l'été 2001 jusqu'à l'automne 2005, je me suis trouvée un travail à temps partiel, comme gardienne dans une résidence d'accueil. Je devais comprendre des choses importantes, reliées à mon bagage passé; tout en réussissant à rester 4 ans, sur le marché du travail à temps partiel. Par la suite, j'ai obtenu mon ordinateur et suivi un cours d'écriture par correspondance. Tout cela, en débutant par essayer deux stages de travail sur l'assistance sociale. Bonne chance à toutes les personnes qui s'inscriront bientôt sur ce nouveau programme d'un retour sur le marché du travail. Le travail est bien, mais la santé restera toujours le plus grand cadeau de la Vie. Un handicap n'est pas toujours apparent au premier coup d'œil ! Le seul chemin possible pour retrouver son autonomie financière, est de se retrouver un emploi rémunérateur, ajusté à ses aptitudes, compétences, mais aussi, ses limites humaines. Un bon matin, je vais sûrement retrouver un travail à temps partiel, mais selon ma vitesse de croisière. Pour aujourd'hui, je réalise mon rêve d'écrire; ce qui est mon loisir préféré et ma contribution personnelle dans ma communauté,et dans la société. S'IL Y A UNE PORTE D'ENTRÉE DANS LA PAUVRETÉ FINANCIÈRE, C'EST QU'IL Y A AUSSI UNE PORTE DE SORTIE Personnellement, je suis en faveur que le Ministère du travail, place son argent, son temps et son énergie pour aider les personnes sur l'aide sociale; en autant qu'elles soient consentantes. Sinon, le travail des hauts dirigeants devient contraire, aux libertés des citoyens; selon mon opinion personnelle. Qui peut juger une personne vivant sur l'assistance sociale ? On ne sait pas ce qui se vit dans les souliers d'un autre être humain. Tant de braves et courageuses personnes vivant de l'assistance sociale, vont bientôt retrousser leurs manches, et partir à la recherche de la fierté, de la dignité et de la véritable liberté humaine. Patricia Turcotte © Le 29 mars 2008Chiffon | 2008-03-29 15:57:17
